des pressions quotidiennes
du virus de la haine assez
de devoir dire amen assez
des ricains qui s'ramenent assez
des forces demonstrations assez
des fausses revolutions assez
c'est les guerres qu'on exporte
les valeurs qu'on colporte
c'est peut etre l'inverse
c'est mon telephone et mon forfait pourrit
c'est la dependance qui nous regit
la frustration qui nous envahi
c'est le premier amour qui marque a vie
c'est les besoins qu'on nous cree
et la societe jetable qu'on nous vend
a cote d'une poubelle deja demode
c'est l'individualisme triomphant
c'est qu'il y a pas assez d'personnes
c'est le vieux qui marronne
c'est l'caide qui s'couronne
c'est l'riche qui s'etonne
c'est les medias qui deguisent
c'est la betise qu'on clone
c'est l'minet qui se la donne
c'est la haine qu'on attise
c'est l'poids de l'entreprise
c'est les erreurs qu'on gomme
la chance qu'on nous brise
l'indifference comprise par tous
c'est l'batard qui claironne
l'etranger qu'on soupconne
les gens qui se suffisent a eux meme
y a des lagons bleus sur la lune
m'a dit un monsieur un peu fou
qui devait etre un peu trop saoul
un jour sur le quai de bercy
y a des tigres du bengale
felins qui crevent la dalle
et qu'ont pas l'allure saine
du soleil dans les fossettes
et mon coeur plein de fougue
me tape des pieds a la tete
de-passe les montgolfieres
et j'ai vole sur la planete
plus vite que les gazelles
plus haut que les cometes
j'ai d'mande aux pingouins
ils m'ont dit qu'il etait trop tard
la mer la-bas sent le shampooing
pourquoi vous etes plus a paris
ton ciel tonton est pourri!"