les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant
ensevelit par le poids lourd qui pese sur la fleur en mouvement
dessechee effleuree par l'idee que meme pas une brindille la frolerait
au fond du gouffre elle est
en mille poussiereuse mains tenant la bouteille a bout de bras
les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant
j'veux pas finir au bar seul
a tiser mon pastis en marcel
ma dulcinee qui m'harcele non salement trop de sequelles
les prises de consciences viennent
et la raison qui martele veine jusqu'a s'qu'elle
vaut plus d'etre vecue la vie mele les souvenirs brises
au parfum de rose me donne la nausee
une dose de fou rire arrose
y'a du ragout d'loup-garou
dans les chagrins d'amour
des grandes larmes sur les joues qui frappent ta veste en velours
s'lundi matin il est pas cool il a comme un gout de mouron
un coup a te foutre les boules
a te requinquer au bourbon
les coups d'fil des potos
tu repenses aux bons moments a ses petits gestes charmants
t'as perdu le bleu de ses yeux ainsi que son recif
les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant
j'vois du soleil quelqu'un m'appelle et j'le vois
sur cette route et je trace. je trace
et me voila sur des rails
tout roule tout baigne mais pourtant un truc deraille
jusqu'au jour ou j'me reveille avec ce truc indescriptible
les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant
mais loin d'moi l'idee de boire
car meme pas un soir elle finira au comptoir
toujours trop a fleur de peaux
d'fleurs pose sur la f'netre
doit etre arrose tout les quinze jours ptet
une joue collee au verre d'la noce
plus qu'a ronger l'os de l'alchimie
dans ma derniere crise d'insomnie
seulement trop d'sequelles
vaut plus d'etre vecu la vie sans sequelle qu'on creve
dechu au parfum d'cannelle
les decisions prisent pele-mele
dans mon pele-pele j'reste zen
en quete d'un mecene j'pense a ma belle
histoire qui s'contruit jours a jours
des virages tours a tours
un jeux de consonnes et de voyelles
des textes en faire sonner la truelle
de toute facon n'ai cruelle
peu d'angoisses et d'questions qui s'finissent a la poubelle
les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant
c'est bete comme le chiendent
et ca vient chiner la ou ca fait mal
dur d'avoir comme derniere image
des larmes dans les sourcils
tu troquerais des coffres forts
plein de billet d'banques et de pepites d'or
pour ne plus sentir le manque
alors tu brodes ton charbon seul dans ton coin
qu'a perdu un machin chat
si tu savais tout s'quon y trouve
elle etait rayon de ton diametre
le seul diamant 84 carrat du perimetre
mais que veux tu le destin est pas malin
a comme un gout de chagrin quand il se fait malandrin
les souvenirs passent de bouches en bouches et s'evaporent en l'disant
on s'reanime au bouche a bouche et se donne le mot en se touchant