en passant
jean-jacques goldman
toutes les ebenes ont rendez-vous
lambeaux de nuit quand nos ombres s'eteignent
j'avais les yeux percants avant
doucement reviennent a pas de loup
coulent les fontaines jusqu'ou s'echouent
les promesses eteintes et tous nos voeux dissous
c'etait des ailes et des reves en partage
c'etait des hivers et jamais le froid
c'etait des grands ciels epuises d'orages
c'etait des paix que l'on ne signait pas
toutes nos defaites ont faim de nous
serments resignes sous les maquillages
lacher les regrets trop lourds
ces tranquilles naufrages
deja ces cages qu'on n'attendait pas
deja ces discrets manques de courage
tout ce qu'on ne sera jamais