dans tous les palpitants. l'hiver se tire des flutes. enfin le printemps. ne fais pas la tete. tu serais bien bete
de te faire du mouron
quand sur toute la terre
flotte un petit air
de revolution. j'ai sorti pour toi
ma robe de soie
mes colifichets
pour dormir sur l'herbe
en ecoutant tinter les muguets. vises
mon jules
cette crapule
qui nous tombe sur les bras. depuis le temps
qu'on l'attend
comme une bombe
le voila. le revoila
le printemps
tout fleuri de lilas
qui rapplique en dansant
en dansant la java. 'y a la foule dans les rues
qui suit les orpheons
des epaules toutes nues
et du monde au balcon. c'est la fete aux poetes
et je t'aime eperduement
et ca tourne dans ma tete. enfin le printemps. j'ai le vertige dans tes yeux. je voltige dans du bleu. je vois double et c'est mieux. vise mon coeur tout la-haut. qui fait du cerf-volant. rattrape-le si tu peux