jusqu'au dernier soufle

Singer:hayce lemsi

c'est l'insomniak

en cernes et en seize

j'transpire des vers j'pleure des proses

fleurs a titre posthume j'depose

sur la tombe d'azzedine

qu'en paix il repose

aujourd'hui c'est pour lui qu'j'explose

a toi qui reves de me voir l'ventre ouvert

y'a qu'dieu qui peut m'arreter j'viens d'loin

j'suis le jaguar au creux des branches entrouvertes

la fourche

la tour

la j

porte saint-ouen

ca fout les nerfs d'entendre c'que dit le proc'

ca fout la merde une poule entre deux coqs

les problemes viennent pas seuls comme le chef de poste

plie l'rap game et acheve le boss

soupire un nuage de seum dans les stages

que des punchlines sales depuis qu'j'suis gosse

ma gueule il est temps d'sortir le s-line

sans enfermer les siens a la rick ross

tellement de hargne shite sous l'chapiteau

j'suis ne dans le sable j'vais batir un chateau

sache qu'une once d'insolence suffit

pour te monter en l'air sur le champ bico

pris par l'insomnie car le jour me nuit

car je pense a mon daron dans les hopitaux

murmures aux pieds du lit 6 mois qu'j'ai pas dormi

j'vagabonde dans les rues du siete cinco

c'est la sere-mi moi j'ai pas la belle gueule

j'suis habile et gue-din j'suis la balle et j'suis le gun

bico

de battre mon coeur s'est arrete

j'avoue j'ai souvent du mal a controler mon orgueil

mon regard en dit long derriere ma re-pai

c't'annee y'a du pain sur la planche de cercueil

melanine halee mal

aime mal

vu mal

flaire

chante la rue sur un rythme effrene

j'ai l'seum

biko

j'suis mal

mes mots temoignent

du manque de maille

les menottes me serrent les poignets

de la street au bagne

de la fourche a l'allee

tout le monde est die

tout le monde reve de s'en aller

biko

j'suis mal

mes mots temoignent

du manque de maille

les menottes me serrent les poignets

de la street au bagne

de la fourche a l'allee

tout le monde est die

tout le monde reve de s'en aller

jusqu'au dernier souffle y'a d'l'espoir

peut-etre qu'un jour tu connaitras mon histoire

de mon existence j'suis la star

a vaincre sans peril

j'triomphe sans gloire

c'est bizarre mais chez nous les remords ne naissent pas

parce qu'on est loin du soleil des tropiques

au fond de la seine des corps de lances-ba

le peuple est loin d'avoir le sommeil tranquille

tous loges au bord de la decheance

la justice boite et la haine est aveugle

quitte a se noyer dans un bain de violence

dans les filets de la bac on fait ap' nos aveux

tellement de galere a l'affilee que le temps

defile a la vitesse lumiere dans une epaisse fumee

l'destin prend des virages sans clignotant

j'me faufile par derriere tel un jeune furet

les dealers finissent pas tous aux bahamas

de nos jours dur de vesqui les cops

mais je reste un leader a la ferhat abbas

meme enferme dans l'envers du decor

alors ecoute ma theorie mothafuckin' asshole

les contentieux s'reglent a la batte de baseball

mere anxieuse peur qu'on mange une bastos

nostalgique j'pense a l'arnak et l's-kro

regarde y'a du chiffre dans l'air bebe

dehors il pleut de la haine et des

sentiers du mal je deserte en vitesse

avant que l'ange de la mort ne me donne rdv

les vautours ne veulent pas m'voir me relever

biko

la jalousie me repugne tant

l'insomniaque n'a pas besoin de dormir pour rever

donnez-moi la gloire je l'attends depuis si longtemps

biko

j'suis mal

mes mots temoignent

du manque de maille

les menottes me serrent les poignets

de la street au bagne

de la fourche a l'allee

tout le monde est die

tout le monde reve de s'en aller

biko

j'suis mal

mes mots temoignent

du manque de maille

les menottes me serrent les poignets

de la street au bagne

de la fourche a l'allee

tout le monde est die

tout le monde reve de s'en aller

Lyric Context: jusqu'au dernier soufle - hayce lemsi