la debandade
sardou, michel
il y a dans l'air que l'on respire
comme une odeur comme un malaise
tous les rats s'appretent a partir
ne vois-tu rien de ta falaise?
il y a dans les studios-delires
comme un vieux son de carmagnole
il y a dans les annees qui viennent
comme un retour au vent d'histoire
un vieux partisan dans la plaine
croissant de lune et drapeau noir
le vent ne sait plus ou il souffle
ca tourbillonne ca rend colere
le cul pose entre deux gouffres
beaucoup plus profonds que la mer
j'ai des voyages en cavalcades
je sens monter des barricades
comme des cailloux dans mes arteres
je tourne en rond dans ma caverne
avec en prime a ma lanterne
a la fin des journees qui passent
lorsqu'on remet nos reves en place
qu'on s'imagine vingt ans plus vieux
quels sont les hommes qui pourront dire
on a fait ce qu'on a voulu"?