regarde ma terre en pleurs
mais les choses ici prennent une telle ampleur
les fils partent avant les peres
y a trop de meres en sueur
quand les fusils de la betise chantent le meme air en coeur
le mangeur d'ame a chaque repas s'abreuve de nos rancoeurs
je l'entends toutes les nuits
las des fantomes qui la hantent
tellement que des fois elle en tremble
quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
rien n'a change depuis ou je vis"