la souffleuse
salvador sobral
perdu dans les cris des errants d'aujourd'hui
la valse recommencait d'un aveu
elle soufflait sur un air desuet
je te laisse mes nuits d'ivresse
sans la valse dont je parle aux langueurs ancestrales
les amoureux restaient silencieux
dans le cou et sur la bouche
je veux que tu me touches
dans la valse priait jour et nuit
pour qu'on en revele aussi
pourtant elle savait que les mots qu'elle soufflerait toujours
sans elle n'etaient pas ceux de l'amour
et elle recommencait indefiniment pour tous les amants
et elle recommencait indefiniment pour tous les amants