ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit
ils regardent la mer comme tu regardes un puits
les femmes sont lascives au soleil redoute
et s'il n'y a pas d'hiver
elle bat de grain en grain
quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent gauguin
montent des feux et des points de silence
par des rochers qui prirent des prenoms affoles
et quelques pas de deux et quelques pas de danse
et la nuit est soumise et l'alize se brise
le rire est dans le coeur
et passent des cocotiers qui ecrivent des chants d'amour
que les soeurs d'alentour ignorent d'ignorer
les pirogues s'en viennent
et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
veux-tu que je te dise: gemir n'est pas de mise