quand ils rentraient chez eux
Singer:iam
qu'avoir l'destin comme pere
quoi faire a part s'taire
quand la mort t'guette sur l'asphalte
les yeux rives sur les autres
irreelle que f'sait ma vie
celle qui s'trouve dans la rue
celle qui t'mene vers l'gouffre
ou droit vers l'univers carceral
s'perdent ou pour la plupart des ames souffrent
qu'seule la force t'couvre
et qu'les faibles crevent
mais determine sans treve
quand ils rentraient chez eux
j'trouvais qu'ils trahissaient la cause ouais
pour moi y'avait pas d'pause
fallait occuper l'terrain
quand ils rentraient chez eux
on voulait surtout pas qu'nos coeurs s'gelent
on vivait peut-etre mieux qu'ceux qu'avaient tout
sachant qu'on avancait dans l'flou
quand ils rentraient chez eux
j'avais toujours d'cote une p'tite larme
m'a fait ecouler trop d'grammes
toujours de ceux qui restaient au sol colles
100 fois le monde fut refait reves conquerants
les pieds dedans on luttait vaillamment
a l'heure ou les autres rentraient les survivants
errer dehors cherchant la clef des champs
a l'espoir s'accrochant ;
c'etait pas de manger decemment
quand le soleil chassait la nuit
rempli d'exploits dans cet'jungle
ou tous les jours j'chassais l'ennui sur les
blotti sur une seule barre de metal
10 balles en poche avec une marlboro light
en quittant l'domicile de mon pere si tot
ma mere croyait qu'j'trainais dans l'metro
mais j'comptais les minutes a ma montre
et tous ces putains d'jours c'etait
comme quand j'retirais l'huile
regrettant les repas d'man
devant mon verre de menthe
c'est bete comme on en arrive a hair ces petits cons pleins d'chance
quand ils rentraient chez eux
l'assiette fumait a la maison
j'fumais des bongs a deraison
dernier con a rester assis sur l'banc
affrontant l'froid glacial en parka les nuits de mistral
crachaient l'son d'marley marl
j'voulais m'faire la malle
sentiments poses sur un carnet sale
j'compris qu'dieu n'a d'egal
et savoir que personne tendrait la main pour m'en sortir m'a fait mal
quand ils rentraient sur le palier laissant soucis et crasses
jusqu'a c'que mon propre thorax m'ecrase
le silence de la douleur est parfois bien plus fort que le bruit de la rage
toujours de ceux qui restaient au sol colles
comme ces bancs maitre seant
c'trottoir a vu naitre un nombre d'mc consequents
une grappe de persistants
peu a peu s'forgeant a l'heure ou d'autres patientaient leur repas
nos reves se dressant vers le firmament
c'est pas qu'on voulait fuir maman