quelque chose de bizarre
jean-jacques goldman
dans ce coin de legende ou les trains ne menent nulle part
la chaleur etait pesante et le vent chaud incitait a boire
je suis descendu fourbu tout seul a la petite gare
il y avait quelque chose dans l'air
le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regards
qui brillaient etrangement
sans rien fixer ni sans rien voir
c'etait comme si les femmes et les hommes avaient fui tout a coup
un rayon de lune eclairait une oree dans la foret
le chemin sentait la menthe
brume blanche jusqu'a mes genoux
quand j'ai entendu plus loin leurs chants graves qui me guidaient
il y avait quelque chose dans l'air
le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regards
qui brillaient etrangement
sans rien fixer ni sans rien voir
ils etaient rassembles autour d'un grand trou vide et tout noir
ils se balancaient en chantant
les mains tendues vers le maitre
tout cessa brusquement et son doigt montra juste ma cachette
nous vous attendions ce soir
vous n'etes pas en retard
il y avait quelque chose dans l'air
je m'en souviens comme si c'etait hier
le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
j'aurais du me douter de quelque chose de pas clair
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regard
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regard
qui brillaient etrangement
sans rien fixer ni sans rien voir
il y avait quelque chose dans l'air
je m'en souviens comme si c'etait hier
le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
j'aurais du me douter de quelque chose de pas clair
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regard
les vieux assis sur leurs bancs avec leurs droles de regard
qui brillaient etrangement
sans rien fixer ni sans rien voir